langage

   Formes et usages sociaux du langage.  

 

 

Définition générale :

 La langue est un code permettant d’établir des équilibres entre des sons et des sens, mais aussi un système de normes réglant les pratiques linguistiques. 

 De quelle langue, de quel langage parle t – on ?

 Lorsque l’on parle de  « la » langue, on parle généralement de la langue officielle, c'est-à-dire celle parlée dans les espaces officiels : Etat, écoles, institutions publiques… 

 Langue officielle est liée à l’Etat :

 ¨     En Belgique, les problèmes linguistiques amènent des problèmes sur l’unité de l’Etat.

 ¨     S’intégrer dans un pays c’est s’intégrer dans une communauté linguistique. 

 La langue officielle est également liée à l’école :

 Seule forme valorises à l’école à toute autre forme de langage sera jugé par rapport à ce langage officiel et sera dévalorisé. Le prof peut dire : « tu parles mal »… 

 Chaque classe sociale à son langage ; deux classes sociales :

  1. langage formel : classes favorisées. Langage = Structure plus complexe. Beaucoup de nuances
  2. langage populaire : classes défavorisées. Langage = Surtout descriptifs
 Les recherches de Basile Berstein ont porté sur les liens entre les différentes formes de langage et leurs liens avec la réussite scolaire : 
  1. La compétence linguistique est indépendante du quotient intellectuel (pas lié au QI).
  2. Le milieu social influence certains aspects du vocabulaire et de la structure du langage (influence la manière dont on parle).
  3. Les performances linguistiques sont essentielles à a réussite scolaire.

 Conséquence logique :

 Ce qui risque d’arriver c’est d’être jugé à l’écoleà le milieu social. 

 L’hypothèse de Bernstein est que les différences langage entre les groupes sociaux résultent de différences dans l’importance donnée au langage dans ces groupes.  

 Conséquence :

 ¨             Reproduction des inégalités.

 ¨             Inégalité scolair

Explication :Cette théorie perçoit les classes défavorisées uniquement en terme handicap ou déficit.= vision ethnocentristeà son ethnie  

 Hiérarchie accepté par tous :

  1. Langage formel.
  2. Langage communà même ceux qui ne parlent que ce langage là, le présente comme inférieur au  langage formel

 Pierre Bourdieu  remarque que les traits du langage seront perçus de la même manière par ceux dont le langage porte ces traits et ceux dont le langage ne porte pas ces traits. Cela signifie que tout le monde (langage formel et commun) considère le langage commun comme inférieur. Norme linguistique imposé à tous les membres d’une communauté linguistique. 

 Hyper – correction : Faire extrêmement attention à son langage (pour ne pas être dévalorisé).

  Langage emprunté : langage qui n’est pas le sien.

 Silence : pire que l’extrême hypercorrection.  

 Les recherches de Pierre Bourdieu montrent que le langage des classes populaires se caractérise par :

 ¨Un refus des manières.

 ¨Une valorisation de la virilité.

  Liste des expressions utilisant le mot « gueule dans le langage populaire :

 Pété ta gueule.

 Ta gueule.

 Grande gueule.

 Belle gueule… 

 Les femmes adoptent généralement plus rapidement le langage officiel que les hommes pourquoi ?

 Si le langage populaire met d’avantage en avant les valeurs masculines adopter le langage formel pour l’homme des classes populaires, ce n’est pas seulement renier son identité sociale mais également son identité sexuel (gros bouffon de macho :D).

  L’argot :

 Un argot est un registre de langue ou un parler à un groupe social. L’argot à pour fonction :

 ¨      De crypter le message avec pour visée qu’un non initier ne le comprenne pas.

 ¨      D’identification à reconnaissance mutuelle des membres du groupe.

 ¨      Démonstration de leur séparation de la société par un langage différent.

 ¨      Contourne les tabous instaurés par la société.èL’argot est différent du jargon. Le jargon est propre à un groupe de profession, ne vise pas à être crypté. 

  Les procédés formels de constitution de l’argot :

 £     Dérivation ou resuffixation de mots existants au moyen de suffixes populaires.      Exemples : connard et connasse dérivés de con, pouraves…

  £     Apocope : troncation d’une ou plusieurs syllabes finales d’un mot.

 Exemples : pèt pour pétard (joint), tox pour toxicomane.

  £     Aphérèse : troncation d’une ou plusieurs syllabes initiales d’un mot.

 Exemples : blème pour problème, zic pour musique…

 £     Redoublement, éventuellement après troncation, d’une syllabe.

 Exemples : zonzon pour prison.

  £     Systèmes de codage.

 Exemples : verlan de flic, rabza verlan de (les) arabes.

  £     Emprunts à d’autres langues :

 Exemples : maboul de l’arabe mahbûl « fou ». bédo (joint) du tzigane.  

 Autres exemples :

 Resuffixation : crevand / richard / matos / clodo…

 Apocope: ‘lut…Aphérèse: prof / tel / Mez…

  Redoublement: zinzin.

Origine tzigane: chourrave (voler) gadge (les gens)…

Origine parisienne : Kondé. 

Le verlan :Le verlan est une forme d’argot en France qui consiste en l’inversion des syllabes d’un mot, parfois accompagnée d’élision. Parlé à l’origine dans les milieux peu éduqués des banlieues françaises. Maintenant le verlan est utilisé par différents groupes sociaux. Procédés classiques de formation du verlan :

1. Découpage

 2. Inversion

 3. Troncature 

Exemples :

v           Herbe – herbeu – beu – her – beuh

 v           Musique – mu – sique – siq – zik

 v           Flic – flikeu – keu flic – keuf

 v           Femme – fem – meu – meufe – meuf

 v           Louche – lou cheu – chelou  

Le langage SMS 

C’est moyen de communication modifiant les caractéristiques orthographiques voir grammaticales d’une langue pour réduire sa longueur, dans le but de diminuer la durée pour composer le SMS et ne pas dépasser le seuil maximum de mot pour un sms. Le langage combine 3procédés pour raccourcir les phrases et les mots ;

  • La phonétique :G KOI UI MCI C
  • Le rébus typographique : 2M1 PUT1 K7
  • L’abréviation : jour sup tjs ajd
Le langage sms est issu des abréviations utilisées déjà depuis un certain temps sur IRB, puis sur d’autres forums de discutions. 

 

La loi et le pouvoir des mots. 

Exemples :

Réchauffement planétaire :à Faute des grosses industries.

àPhénomène naturel. 

Banlieue :

àFaute de la situation socio-économique

à Délinquance 

Explication :

Le langage a un pouvoir constituant à la politique impose par les mots des perceptions du monde social des principes de division (légal, illégal).Donc le langage est un enjeu. Et la politique est le lieu de lutte pour imposer sa propre vision du monde 

Ex : Quand les prostitués demandent qu’on les appelle les travailleuses du sexe. Elles soulignent du même coup que la prostitution est un travail comme les autres. 

Décrire / Prescrire :Quand on décrit on prescrit en même temps.Prescrire à ordonner / conseiller / dire ce qu’il faut. 

Enoncer / Dénoncer :Si j’énonce l’affirmation « le syndicalisme est une forme de terrorisme » je dénonce le syndicalisme. 

 

La presse et le pouvoir des mots.                                  

 à A la suite du 11 septembre la catégorie « terroriste » s’est imposée. Tous les groupes que l’on voulait condamner, on disait qu’ils étaient terroristes. 

L’insulte.Catégorie féminine : suce moi, pute, salope, putain,…Catégorie masculine : enculé, PD, tapette, jbaise ton père…Catégorie ‘autre’ : blondasse, maigrichon, cadavre, flamand… Les insultes les plus courantes fonctionnent comme des rappels à l’ordre moral. Si une femme / un homme s’écarte de l’idée qu’on se fait de comment doit agir une femme / un homme. 

 Conclusion :

  1. Différentes formes de langageà dans le travail vous allez être amenés à rencontrer des gens de milieux fort différents.
  2. Important parce que tous les contacts se font par le langage dans le travail social.
  3. Vous allez travailler avec des populations qui sont discriminés par les mots (sourd-àexclu stigmatisé).
 

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