Maltraitance

Que faire face à une situation de maltraitance.

 ¨       Agir une OBLIGATION :

 Par la loi è Assistance à personne en danger.On n’est pas obliger de le signaler à la justice mais on est obligé de porter de l’aide à l’enfant.

  ¨       Comment agir ?

 La coordination de l’Aide aux Victimes de Maltraitance conseille aux intervenants de ne pas rester seul face à ces situations et de contacter des services spéciaux :

 à Lorsqu’ils constatent que les besoins de l’enfant ne sont pas respectés mettant en péril leur développement physique ou psychique.

 àLorsqu’ils ne peuvent pas eux même porter secoure à l’enfant ou que d’autres enfants peuvent être eux aussi victimes de maltraitance.

 àAprès avoir discuter avec l’enfant.

 àAprès avoir discuter avec les parents, sauf si sa peut s’avérer dangereux pour l’enfant.

 àLorsque la protection physique de l’enfant s’impose et qu’un éloignement du milieu familial est nécessaire.

 Chez l’enfant :

 Tout signe de sévices :

  • Physiques.
  • Psychologiques.
  • Négligence.
Une attitude :
  • Craintive, peureuse, manque affectivité,…
  • Agressif, comportement provocateur,…
  • Comportement érotique…

L’enfant ne regarde pas ces parents, il répète mot à mot ce que disent leurs parents.

 èOn peut écarter l’enfant de sa famille.

 èLes signes de maltraitance sont confirmés lorsque l’état de l’enfant s’améliore.

 Chez les parents :

  • Ils ne donnent pas d’explications valables aux lésions chez l’enfant.
  • Propos contradictoire, incohérent.
  • Sont hostiles, ne collabore pas.
  • N’apporte pas les soins assez vite/ ou refus d’hospitalisation/ s’inquiète pas de leur santé.
  • Les parents ont souffert eux – même de privations affectives, sévices physiques, relation conjugale conflictuelle dépendant à la drogue, l’alcool,…
Chez la famille :
  • Familles hétérogènes
  • D’autres enfants abandonnés ou placés 
  • Décès d’enfant inexpliqué.
Attitudes des parents :
  1. Nier (tomber dans les escaliers…) 
  2. Parlent d’accident (sont tombés avec l’enfant…) 
  3. Avouent (se sentent à bout…) 
  4. Avouent MAIS c’est la faute à l’enfant (fait exprès de les réveiller…) 

Quelques services spéciaux :

 Ø      SOS Enfants

 Ø      Centres PMS 

Ø      Service d’aide à la jeunesse

 Que peut –on dire à l’enfant ?

 Il faut garder sa confiance, lui expliquer que se sont des choses qui ne se font pas. Que ce n’est pas de sa faute et qu’on le croit. Lui expliquer la démarche.

 SOS Enfant :

 Il existe aujourd’hui 14 équipes SOS Enfants en communauté Française. Les équipes interviennent auprès des enfants / adolescents pour lesquels il y a risque ou présence de maltraitance, elles offrent aux victimes et aux auteurs de maltraitance un lieu de parole et de soins hors du cadre judiciaire.

Missions des équipes SOS Enfants :

 Les équipes SOS Enfants ont pour mission d’assurer la prévention individuelle et le traitement des situations de maltraitance d’initiative ou lorsque l’intervention est sollicitée par toute personne institution ou service, ou lorsque l’intervention est demandée par le conseiller de l’aide à la jeunesse ou en application d’une décision judiciaire.

 Fonction remplit par SOS Enfant :

 v      Informe des manières générales le public et l’autorité.

 v      Action préventive après des différentes cibles.

 v      Prendre en charge des situations de maltraitance.

v      Encadrer les autres travailleurs psycho-médico-sociaux.

Signalement à la justice :

 SOS Enfant ne signale pas automatiquement la justice si ;

 La famille collabore

 Ils sont très vigilants quand ils décident ou non d’avertir les autorités.  

 à Permet de ne pas stigmatiser le jeune qui a eu «  un accident de parcours ».

 àPermet la possibilité de réconciliation et le bien être de la famille

 SOS Enfants est composé :

 ·         Un médecin ou généraliste

 ·         Un psychiatre ou pédopsychiatre

 ·         Un psychologue·         Un juriste

 ·         Un assistant social

 ·         Une secrétaire administratif

 ·         Un coordinateur

 è Permet d’explorer les différentes facettes de chaque situation de maltraitance

 è Permet un diagnostic psycho-médico-juridico-sociale

 Les différentes étapes lors d’une demande d’aide à SOS Enfants :

  1. Les demandes sont reçues et traitées au départ par l’assistante sociale.
àElle reçoit la personne qui interpelle le service, elle analyse la demande lors d’un entretien et exposera la situation en réunion d’équipe.
  1. Réunion de l’équipe, situation évaluée et on décide alors :
    • D’une intervention ou non
    • De l’orientation vers un autre service ou non
    • D’une signalisation au parquet ou non
  2. Lorsque l’équipe décide d’une prise en charge, un bilan, diagnostic plus approfondi de la situation est établi. Dans l’intérêt de l’enfant, ce travail se fait le plus rapidement possible.
  3. Lorsque le diagnostic est établit, on refait une évaluation en équipe afin de déterminer quel type d’accompagnement sera proposé à la famille.

 Quels sont les avantages de l’équipe pluridisciplinaire :

 à        Permet d’explorer différentes facettes de chaque situation de maltraitance.

 à        Permet d’aborder  la situation familiale dans sa globalité.

 à        Permet de diminuer la dramatisation qui peut précipiter des décisions sans réflexion.

 à        Evite souvent la minimisation ou de laisser des enfants dans des situations dangereuses.

 à        Permet de diminuer les distorsions de la réalité.

 à        Permet de gagner un temps précieux. 

 Les abus perpétrés par des mineurs. 

 Introduction :

 Augmentation du nombre d’auteurs mineurs de maltraitance. La prise en charge des mineurs est très importante car 50% des auteurs adultes d’abus ont commencés leurs « carrières » dans l’adolescence. Les accidents de parcours existe c’est pour cela qu’une prise en charge adéquate est nécessaire.

 Distinguer l’abus du jeu :

 Abus ≠ de jeux sexuel.

 Jeux sexuels : ex è jouer au docteur

 Il faut expliquer dès le plus jeune âge les tabous, il faut les cadrer, fixer les règles claire dès le départ

 Les critères sur lesquels on peut se baser :

 ¨                L’âge des enfants 

 ¨                Différence d’âge entre « l’abuseur » et « la victime »

 ¨                Déterminer si « l’abuseur » est conscient de ses actesLorsqu’il s’avère que ce n’est pas un jeu, il faut intervenir adéquatement auprès de l’abuseur pour savoir s’il avait ou non discernement.

 Le discernement :

est la faculté de juger les conséquences de son acte, de comprendre la gravité de son acte, sa responsabilité.

 La punition : doit dépendre de la gravité des faits mais aussi du discernement.

 Schéma : réalisation d’un acte de son origine à sa concrétisation :

 Fonctionnement de la personnalité chez le jeune auteur d’agression :

 Reprend les différents types de personnalités qu’on peut retrouver chez une personne.Voir schéma : le prisme de la personnalité.

 §               Vécu d’exclusion : ils n’ont pas reçu de nourriture affective.

 §               Psychopathie : personne qui assouvie ses désirs peut importe les lois il n’a pas de limite.

 §               Délinquance essentielle : connaît les lois qu’il transgresse, ce qui lui comporte est son profit.

 §               Perversité : crée ces propos lois. Besoin de maitriser l’autre.

 §               Immaturité : n’a pas les capacités intellectuelles nécessaires pour comprendre ces actes et des situations.

 §                (pré)psychose : perte de contact avec la réalité.

 §               Névrosé : personne qui refoule ces désirs jusqu'à ce qu’il passe à l’acte car l’accumulation est trop forte, sans tenir compte des lois mais après il regrette.

 Age :

 Moyenne d’âge de 13ans correspond à l’arriver de la puberté.Les victimes ont en général 7ans. Généralement les victimes sont des filles.

 Répétition :

 26 cas l’abuseur n’a qu’une seule victime.

 9 cas l’abuseur a plusieurs victimes.

 Dans la plupart des cas, l’abus est intrafamilial.  

 Le contexte familial :

 La moitié des adolescents sont issus de familles nucléaires, l’autre moitié des jeunes ont des parents qui se sont séparés au moins une fois.Près de la moitié des jeunes abuseurs ont eux même été maltraité.

 Reconnaissance :

 Le jeune reconnaît les faits dans 2/3 des cas. L’attitude des jeunes dépend de l’attitude des parents.

 Signalement :

  • 44% des situations ne font pas l’objet d’un signalement judiciaire.
  • 15% le service d’Aide à la Jeunesse ou le service de Protection de la Jeunesse est intervenu.
  • 41%des situations ont fait l’objet d’une information au parquet. Le recours judiciaire n’est pas indispensable

Intervention :

 Les interventions sont différentes au cas par cas :

 £      Suivit psychologique individuel

 £      Thérapie familiale

 £      Placement en institution

 £      Entretien avec la victime et le jeune au cours duquel le jeune reconnaît sa responsabilité et présente ses excuses

 £      Information au parquet pour le rappel de la loi.              

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